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Les Echos.fr - La vidéo d'easyRECrue accélère le recrutement

Les Echos.fr - La vidéo d'easyRECrue accélère le recrutement

L'originalité à tout prix. C'est ce que recherchait Mickaël Cabrol en créant easyRECrue. Après une première expérience réussie dans la publicité sur Internet, puis quelques mois aux Etats-Unis pour trouver une idée, il finit par s'intéresser au recrutement par vidéo. Il décide d'adapter le concept au marché français. « L'étude de marché m'a pris moins d'une heure », affirme-t-il. Et l'affaire n'a pas traîné. Il prépare son projet, prend un stand dans un salon professionnel qui ouvre ses portes moins de trois mois plus tard. Il lui faut coûte que coûte un produit à montrer.

Ce sera un site Internet permettant aux DRH de gagner du temps dans les processus de recrutement. easyRECrue était né. Après sélection sur CV, le candidat est invité à se connecter sur Internet pour enregistrer un entretien vidéo au cours duquel il répond à un questionnaire. Le DRH visionne les résultats en différé et choisit les candidats qui seront convoqués à un entretien face à face. « Le temps de présélection est divisé par trois », affirme Mickaël Cabrol.

Développer le service

Le gain de temps n'est pas la seule motivation des entreprises. « Certaines choisissent aussi cette solution car cela les valorise auprès des candidats », explique le dirigeant.

Aujourd'hui, easyRECrue revendique 160 clients, en majorité de grands comptes, mais aussi des TPE et des PME. L'entreprise parisienne, qui emploie 30 salariés, revendique 1 million d'euros de chiffre d'affaires facturé, mais déjà 2 millions d'euros de commandes, ses services étant commercialisés par abonnement. « Nous devrions atteindre l'équilibre à la fin 2016 », affirme le patron qui compte réaliser une vingtaine d'embauches d'ici à la fin de l'année.

Présente à Paris, Milan, Madrid, Francfort et Londres, la firme doit s'implanter en Suisse et aux Pays-Bas d'ici à la fin de l'été. Financée initialement à hauteur de 500.000 euros par des « business angels », elle a reçu au printemps 2,5 millions d'euros d'Elaia Partners et du fonds Ambition Numérique.

Cela doit lui permettre d'ajouter des fonctionnalités à son produit, telles que des aides à l'interprétation des vidéos ou, dans un deuxième temps, un test de langues en ligne jugé par expert indépendant. Elle va aussi pouvoir multiplier ses bureaux à l'étranger



Par Dominique Malécot - Les Echos